L’étude approfondit le côté intuitif de la création poétique de Marceline Desbordes-Valmore, qui prend forme dans le dynamisme potentiel de sa vie errante. S’énonçant et s’affirmant comme énergétique, son écriture nous conduit au plus près d’une possible essence de la poésie : la poésie comme fonction vitale qui n’a pas d’autre sens que de s’exercer, d’autre sens qu’elle-même dans sa fonction permanente d’insurrection, de subversion, de renversement face aux péripéties de sa vie errante et aux productions sociales, politiques, économiques, culturelles de son époque. Ne pouvant enserrer son sentiment dans les limites de l’humain, la poétesse comprend qu’il est temps d’ouvrir les yeux envers celle que Paul Valery définit « mystique de la sensation », d’où il ressort qu’il est possible de vouloir aimer, d’accorder sa sensibilité générale à ce qui nous entoure, de l’amener à un état de résonance supérieur, et de valoriser cet état en son cœur. Ces dons la disposent à la prise de conscience d’un nouveau système de relations magiques avec personnes et choses. Le moins qu’on puisse croire, c’est que, sous un certain regard, l’ensemble de l’univers à l’écoute duquel elle se dispose est perçu comme un champ de virtualités expressives qui exigent de passer à l’acte, qui engendre le besoin de la parole efficace, intuitive et rémunératrice. Mais la certitude que Desbordes-Valmore possède de son chant, sa disposition naturelle, son désir d’écrire en poésie, indiquent qu’elle se sent traversée par un courant, un flux, un souffle qui s’accorde mieux avec un langage intuitif qu’avec un langage rationnel.

Laisser courir la plume au fil de l'intuition Marceline Desbordes-Valmore

MAIELLO, Gisella
2013

Abstract

L’étude approfondit le côté intuitif de la création poétique de Marceline Desbordes-Valmore, qui prend forme dans le dynamisme potentiel de sa vie errante. S’énonçant et s’affirmant comme énergétique, son écriture nous conduit au plus près d’une possible essence de la poésie : la poésie comme fonction vitale qui n’a pas d’autre sens que de s’exercer, d’autre sens qu’elle-même dans sa fonction permanente d’insurrection, de subversion, de renversement face aux péripéties de sa vie errante et aux productions sociales, politiques, économiques, culturelles de son époque. Ne pouvant enserrer son sentiment dans les limites de l’humain, la poétesse comprend qu’il est temps d’ouvrir les yeux envers celle que Paul Valery définit « mystique de la sensation », d’où il ressort qu’il est possible de vouloir aimer, d’accorder sa sensibilité générale à ce qui nous entoure, de l’amener à un état de résonance supérieur, et de valoriser cet état en son cœur. Ces dons la disposent à la prise de conscience d’un nouveau système de relations magiques avec personnes et choses. Le moins qu’on puisse croire, c’est que, sous un certain regard, l’ensemble de l’univers à l’écoute duquel elle se dispose est perçu comme un champ de virtualités expressives qui exigent de passer à l’acte, qui engendre le besoin de la parole efficace, intuitive et rémunératrice. Mais la certitude que Desbordes-Valmore possède de son chant, sa disposition naturelle, son désir d’écrire en poésie, indiquent qu’elle se sent traversée par un courant, un flux, un souffle qui s’accorde mieux avec un langage intuitif qu’avec un langage rationnel.
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